samedi 5 avril 2014

Comme un petit goût de Bretagne !

La lente agonie de l'hiver se termine et le printemps s'installe. Encore une fois, il faut déconstruire notre conception des saisons. Ici, point de bourgeon ni de tulipe, point de giboulée ni d'herbe grasse, rien que de la poussière et du vent, du vent et de la poussière.
Pour les mongols, le printemps est pire que l'hiver, car les organismes sont affaiblis et les virus se réveillent, ce qui fait un beau cocktail (j'en ai déjà fait les frais...). Ajoutez à cela une sécheresse qui se prolonge jusqu'aux mois d'avril-mai et vous aurez une petite idée du printemps mongol. Les tempêtes de poussières sont fréquentes, parait-il, car il n'y a pas encore de végétation sur le sol sec et rocailleux.

Néanmoins, on redécouvre des joies dont la saveur est ici décuplée.

Voir l'eau de la rivière libérée de sa prison de glace et se débattre à nouveau dans son lit, redécouvrir le bruit du clapotis après 4 mois d'abscence. J'en ai eu les larmes aux yeux ! Et puis, un beau matin, voir à travers les carreaux ces gros nuages gris annonciateurs de la pluie, nuages qui n'avaient qu'une ou deux fois parsemé le bleu glacé et profond du ciel hivernal.Une légère bruine tout compte fait, assez pour nous faire redécouvrir la délicieuse odeur de la terre mouillée, mais insuffisante pour faire germer la verdure printanière. Cette légère intempérie n'était qu'un prélude bien furtif, mais nous attendons avec grande impatience que les cieux se déchainent et que la pluie nous inonde de ses bienfaits.

Ha, la pluie battante, que je n'ai encore jamais vu tomber du ciel azur de Mongolie !

La semaine dernière, la journée internationale de la francophonie était fêtée ici, comme un peu partout dans le monde. Une occasion de célébrer les locuteurs de la langue de Molière aux quatres coins de la planète, tout en rappelant les beaux principes humanistes de cette organisation... et en passant sous silence le reste...

Tout le monde était sur son 31 et les étudiants talentueux, qui ont énormément travaillé à la maitrise des subtilités du français, ont tous eu leur moment de gloire. Concours de chanson, de récitation de poésie, d'écriture et de dictée. Les gagnants ont été généreusement récompensés. Une bien belle journée donc, l'accomplissement d'un long travail. Mais heureusement que notre activité principale ne réside pas dans l'organisation de ce genre d'événements légèrement trop pompeux et convenus pour moi...

Nous avons néanmoins eu de beaux moments de connection entre nos cultures, par exemple, lorsque la chorale militaire a chanté une vieille ballade qui ne sera pas, je pense, sans vous rappelez de bons souvenirs d'enfance !

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